mercredi 30 avril 2008

Puisque vous ne nous aimez pas...

Ainsi donc les chaines de télévision sont devenues les ennemies de leurs téléspectateurs, les artistes attaquent leurs fans en justice, ainsi donc il est interdit de publier des videos sur internet, même si elles font douze vues, ou alors qu'elles soient personnelles, que surtout elles ne fassent pas d'ombre à des médias vieillissants inquiets de voir leur pouvoir diminuer. Ainsi donc par la grâce de Dailymotion et de Youtube, les masques sont tombés, Lafesse nous parle d'argent, M6 ne désire plus qu'on la regarde via le multiposte, les videos tombent en rafale, le moindre crétin avec trois enregistreurs numériques devient un résistant.

Sauf que, effet pervers, au lieu de rétablir la situation plutôt confortable que tous ces gens avaient auparavant, situation impossible à rétablir, ces attaques permanentes ne font que creuser le fossé, elles nous éloignent de certaines chaines, chanteurs, acteurs (quand ils portent plainte au moindre mot sur leur vie privée), bref elles entérinent la crise. Au lieu de se servir de l'engouement, on préfère le tuer, quitte à y perdre définitivement sa chemise. Certains comprennent, juste avant qu'il ne soit trop tard, Canal + met ses émissions en entier sur son site, France Télévisions ne bronche pas souvent, les grands labels de disques en viennent à créer des comptes sur les sites honnis. Cela suffira-t-il ? Les gens accepteront-ils encore de n'être que spectateurs passifs ? La suite au prochain épisode.

dimanche 6 avril 2008

La scène se passe...

Dans une banlieue grise sous un ciel gris. Les bâtiments sont gris, le quartier est traversé par une sorte de vieille autoroute grise où des voitures grises roulent à tout allure sans jamais s'arrêter (d'ailleurs ce n'est pas prévu). Au loin, une sorte d'usine (d'une couleur que je vous laisse deviner) laisse échapper une épaisse fumée. Dans un coin, un petit panneau publicitaire multicolore.

Toutes les semaines, une petite camionnette bleue s'arrête devant le panneau, et un petit bonhomme bleu colle une nouvelle affiche tout aussi multicolore que la précédente puis repart (assez vite quand même). C'est le seul élément changeant dans ce quartier statique.